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 How Far Can We Go - Thomas & Nathan

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Nathan O'Riordanavatar




Ϟ Inscription : 26/05/2017
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Ϟ Âge du perso : 32 ans
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Ϟ Lieu de résidence : Meiklam



MessageSujet: How Far Can We Go - Thomas & Nathan   Sam 10 Juin - 20:31






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Type du sujet : [] Flash-Back [x] Présent
Date du rp : 1er juin
Matin, après-midi, soir : Matin, à l'aube
Météo (approximative) : Beau temps malgré un léger brouillard matinal
Statut du sujet : [] libre [x] privé
Le maître du jeu peut débarquer à l'improviste : [x] oui [] non
Commentaire : J'espère ne pas avoir dit de conneries par rapport au contexte et autres!





How Far Can We Go
Thomas & Nathan
“The most important questions in life can never be answered by anyone except oneself.”
― John Fowles, The Magus
••••

C'est étrange de me dire que d'ici quelques heures, ma vie prendra peut-être une toute autre tournure. Que mon existence changera du tout au tout, dans un autre pays, sur un autre continent. C'est ce que je me dis alors que je suis seul sur le pont, tous les autres passagers étant sagement restés dans leurs cabines à cause de la bruine qui tombe et qui masque la vue mais je m'en fous. Au moins je suis seul ici, et personne pour me déranger. Le col de mon manteau remonté, mon chapeau vissé sur le crâne, et une cigarette au coin des lèvres. Qu'est-ce que je vais trouver au bout de cette infinité de mer gris ardoise battue par les vents? Est-ce que j'aurais enfin les réponses à mes questions? Est-ce qu'au moins une personne là-bas, dans cette Irlande qui m'apparaît tellement lointaine pourra me dire ce que je suis? Parce qu'en tant qu'orphelin, je sais bien que je n'aurais jamais certaines informations sur moi, et qu'il restera toujours de gros points d'interrogation dans ma vie mais... peut-être qu'on pourra m'éclairer sur mon don, sur ce que je suis. Depuis une vingtaine d'années j'ai bien compris que j'étais différent, que je m'étais vu comme un monstre mais... est-ce que c'est vraiment le cas? Cette foutue lettre, retrouvée dans ma boite aux lettres sans même un timbre, avec mon adresse et mon nom soigneusement écrits à la plume... ce bout de papier a remué tellement de choses, comme une porte qui apparaissait enfin là où jusqu'à présent je ne voyais qu'un mur contre lequel je me heurtais, et je tambourinais. Me prouver que je ne suis pas le monstre que j'ai toujours pensé être depuis le jour où mes pouvoirs sont apparus... Est-ce que je suis autre chose, au final? Mieux que ça? Un vrai être et pas une erreur de la nature, quelqu'un qui aurait sa place quelque part? J'espère, parce que si cette foutue lettre est une blague, j'aurais tout plaqué pour rien...

Je soupire et jette mon mégot au large, avant de baisser les yeux sur la rambarde métallique et remarque qu'elle est couverte de griffures et d'écailles, comme des dessins particuliers. Le signe que je suis inquiet, ou préoccupé, et je fais ça sans m'en rendre compte. Je tends les doigts, et comme on balaie quelques miettes d'une table, j'efface toutes les marques pour laisser le tube de métal intact et comme neuf, rentrant ensuite au sec.

Le reste du voyage se passe bien. Je lis dans ma cabine, je dors, je travaille un peu sur quelques créations quand la houle n'est pas trop forte, sur un fond de musique. Je me fais amener mes repas dans ma cabine, ne sors que quand je suis sûr de ne croiser presque personne, et arrive enfin le moment où on nous dit qu'on va accoster. De mon hublot se dessine au loin les falaises de ce pays tellement rempli de légendes, et qui pourrait aussi tellement me décevoir si les choses tournaient mal... Mes valises sont vite faites, et après inspection je sors, attendant au loin que le gros des passagers s'échappent comme une nuée de fourmis, pour éviter la foule et la cohue. Je ne suis pas à cinq minutes après tout... C'est le soir quand on accoste, et je ne peux que rêver à cette fameuse brèche dont parle la lettre, celle qui me fera accéder à ce monde, ce Leatherland auquel j'appartiendrais. D'après cette lettre.

Je sors du bateau et cherche des yeux l'hôtel où j'ai réservé une chambre pour cette nuit. Je n'avais pas envie de me lancer dans une chasse à la soi-disant brèche magique alors qu'il est passé onze heures du soir. Ca serait con de se perdre et de mourir en tombant du haut d'une falaise sans avoir trouvé ce que je cherchais. Après quelques minutes je pousse la porte de l'auberge, "Au renard et à la poule''. Tout a l'air de sortir d'un bouquin, comme si le temps s'était figé dans les années 50. Voire même trente. Meubles en bois sombre, tapisseries à fleurs, petites lampes et fauteuils en velours. Une gentille vieille dame m'emmène dans la chambre, un petit espace sous les toits avec poutres apparentes et fenêtre qui donne sur la mer, et tente de me faire la conversation, que j'esquive autant que je peux. Et celle qui a l'air de sortir d'un roman de miss Marple s'en retourne à ses occupations et moi aux miennes. Une poignée d'heures. Une poignée d'heures voilà ce qui me sépare d'une peut-être nouvelle vie. D'un possible nouveau départ.

Après une dernière cigarette je me mets au lit et finis par m'endormir après m'être tourné et retourné sur le matelas qui grince. Mon réveil sonne le lendemain, et même si je suis encore un peu fatigué tant pis, je saute à moitié hors du lit, impatient mais aussi effrayé. Une douche, des vêtements propres et voilà que je referme mes valises et descends prendre le petit déjeuner. J'expédie quelques scones et des oeufs brouillés avant de quitter Miss Marple et m'aventure vers les terres, suivant le plan qui figurait avec la lettre. Je m'arrête plusieurs fois pour être sûr que je me paume pas, alors que le soleil est en train de se lever au-dessus des vagues.

Et puis ça y est. Une sensation étrange, comme...un picotement, et rien à nouveau. Comme une démangeaison qui s'est terminée. Je frissonne et continue de marcher, me retrouvant dans une forêt verdoyante, mes valises toujours au bout des bras, et espérant que je suis dans la bonne direction.


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MessageSujet: Re: How Far Can We Go - Thomas & Nathan   Sam 17 Juin - 10:02


Beaucoup de choses s'étaient passées depuis que Gabriel et Thomas avaient découvert l'un des secrets des membres du conseil. Derrière les frontières du Rowcastle se trouvait un village, le Kyngdon. Et plus loin, au milieu de l'océan, une île, qui avait été la prison de beaucoup de natifs. Cette île, le Melwall, était visible dans la partie du Rowcastle que le conseil avait condamné. En effet, les dirigeants avaient jugé bon de masquer son existence aux nouveaux habitants, pour leur éviter de poser des questions. Mais beaucoup de natifs ignoraient également son existence. Pour eux, lorsqu'un criminel commettait une faute, il était simplement banni. C'était le cas, depuis quelques années. Sauf que, avant, les criminels étaient envoyés sur cette île. Thomas avait toujours trouvé cette histoire un peu grotesque. Pourquoi cacher l'existence du Melwall ? Si le conseil voulait tenir ses villageois en laisse, comme ils le faisaient depuis toujours avec leurs règles strictes, pourquoi ne pas les avoir effrayés avec la simple vision d'une prison bien réelle et éloignée de tout ? Peut-être que le professeur réfléchissait trop, ou alors, le conseil s'enfonçait lamentablement avec des idées aussi incohérentes les unes que les autres.

Fort heureusement, cette île n'était plus une prison. Thomas avait pu la visiter, lorsque les dirigeants du Rowcastle et du Meiklam avaient fait une trêve avec les anciens bannis. L'île était vraiment magnifique, bien qu'un peu effrayante à certains endroits. On ressentait une énergie négative à travers quelques installations qui témoignaient du passé sordide des lieux. Il avait également pu voir le village du Kyngdon et avait discuté avec quelques habitants, qui s'étaient montrés vraiment courtois et très différents de l'image que le conseil voulait donner d'eux. Thomas avait du mal à savoir qui avait raison ou tort dans cette histoire. De ce fait, il se contentait d'analyser, d'écouter, de comprendre par lui-même.

Thomas aurait pu quitter le Meiklam pour rejoindre le nouveau village, mais il ne l'avait pas fait. Il avait des engagements dans le Meiklam et auprès du conseil. Son travail à l'institut lui plaisait et on le sollicitait souvent pour accueillir les nouveaux, bien qu'aujourd'hui, de plus en plus de gens se portaient volontaires. Aujourd'hui, d'ailleurs, la brèche allait s'ouvrir de nouveau. Thomas avait un jour de congés et avait donc décidé de se rendre à quelques mètres de la brèche pour voir un peu si on avait besoin de lui. * Je trouve qu'à certaines périodes, il n'y a pas grand monde... * Timon fixait un point dans le vide, où était censé apparaître les nouveaux. Eux qui avaient été habitués à voir une foule débarquer étaient surpris de constater que plus le temps avançait, moins de gens acceptaient de venir ici. Ou alors, le conseil régularisait la situation pour éviter aux villages s'être surpeuplés ?

* Ah ! Enfin quelqu'un ! * Timon se déplaça à toute vitesse vers l'homme qui était apparu avec ses valises à la main. Amusé, Thomas suivit son guide en observant le nouveau venu. « Bienvenue dans le Leatherland ! Je m'appelle Thomas McKeeley, je suis chargé de votre accueil. » Il lui offrit un sourire alors que Timon le fixait, juste en dessous, près de ses jambes. « Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser, je suis là pour ça. Besoin d'aide ? » Le professeur désigna les valises du regard pour faire comprendre qu'il pouvait donner un coup de main si nécessaire. Non loin d'eux, un petit groupe d'enfants les observaient. Les jeunes natifs étaient toujours curieux de voir les nouveaux avant tout le monde.


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MessageSujet: Re: How Far Can We Go - Thomas & Nathan   Mer 21 Juin - 20:46


How Far Can We Go
Thomas & Nathan
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― John Fowles, The Magus
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A quoi je m'attendais? Honnêtement je n'en sais rien. D'après la lettre les sorciers, moi donc, sont en danger parmi les hommes, et donc ils se sont retirés loin des humains, loin de tout, dans un autre univers appelé le Leatherland, et dans lequel seul nous, les sorciers pourrions entrer. Punaise ça paraît dingue présenté comme ça, et j'ai encore du mal à y croire, même la lettre est encore dans ma poche, soigneusement rangée, et usée au plis à force d'avoir été lue et relue. Je me rappelle encore du jour où je l'avais trouvée dans ma boite aux lettres. Il pleuvait, je rentrais d'une longue journée et je n'avais qu'une envie, rentrer chez moi et m'installer sur mon canapé avec un bon livre et un thé. Un objectif simple pour un mec simple. Machinalement j'ai fait défiler les lettres, factures, factures, pub, et cette lettre. Mon nom joliment calligraphié, pas de timbre... intrigué je l'ai ouverte et je l'ai lue. Au moins trois fois rien que dans le hall. L'arrivée d'une voisine m'a fait sursauter et je suis remonté vite fait. Je me suis fait un thé, mais au lieu de mon polar, c'est cette lettre, que j'ai relue encore et encore. Elle répondait à bien des questions, mais en soulevait tout autant d'autres...

Et maintenant me voilà, trop proche du but pour reculer, dans cette Irlande qui serait la porte ouverte vers ma nouvelle vie, vers mon havre de paix où je serais accepté et compris, où on répondrait à mes questions, où j'en saurais plus sur ce que je suis, à défaut de qui je suis. Le coeur battant, l'esprit hésitant entre : qu'est-ce qui va se passer si c'est vrai? et qu'est ce qui va se passer si j'y arrive pas? je m'avance sur le chemin indiqué sur la lettre, un chemin digne de conte de fées, route pavée s'enfonçant dans les bois éclatants de verdure, de fleurs et de chants d'oiseaux qui s'en donnent à coeur joie pour fêter la venue du soleil. Je suis seul, délicieusement seul et rempli de questions.

Mes sacs au bout des bras je m'avance encore et toujours, vers ce chemin qui semble aller partout et nulle part à la fois. Quand est-ce que je saurais que j'y suis? Que je suis bien arrivé? Est-ce qu'il y aura un panneau, comme à l'entrée des villages? Ou au moins quelque chose de symbolique comme une arche, un portail, les portes de l'armoire de Narnia ou le terrier du lapin blanc... Mais non, juste ce chemin. Pendant quelques secondes j'ai une sensation étrange, avant de sursauter en me retrouvant à quelques mètres à peine d'un type qui a juste l'air sorti de nulle part. Il n'y était pourtant pas une seconde avant! C'est quoi ce bordel? Ou alors...c'est peut-être que je suis passé de l'autre côté? Dans cet autre monde? Une immense bouffée de joie, et aussi de soulagement. Alors...c'est vrai. Je suis bien un sorcier vu que j'ai pu passer de l'autre côté. Je ne suis pas un monstre je suis... autre chose. C'est ça, autre chose... Et c'est seulement là que je réalise qu'un truc galope vers moi. Au début je prends ça pour un petit chien, une sorte de yorkshire ou de chihuahua avant de réaliser que c'est un foutu chien de prairie. Le truc s'arrête près de moi et me regarde, alors que la voix du type s'élève dans l'air matinal. Je souris en l'entendant, on croirait un réceptionniste d'hôtel, ou un organisateur de voyages. Il manquerait plus qu'il ait la liste des passagers sous le bras et qu'un pot d'accueil soit servi derrière lui. Je souris timidement avant d'oser enfin parler.

Eh bien je m'appelle Nathan. Nathan O'Riordan. J'ai reçu votre lettre il y a quelques mois et je... je viens de Chicago. Pour...les valises vous en faites pas mais...

Je marque une pause, cherchant mes mots. Je suis pas à l'aise avec ça non plus.

Je...j'ai énormément de questions. Je ne connais rien à toute...la sorcellerie et tout ça... et puis...pourquoi un chien de prairie se promène en pleine Irlande?


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